Béatrice Bescond

Née à Brest (France) en 1956, Béatrice BESCOND a étudié à l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris. Elle élabore les bases de son travail pictural dans les ateliers de Vincent Guignebert puis d’Henri Cueco, deux artistes qui, par leur attention « au détail », ont eu une influence majeure sur le développement de son œuvre. Constituées de signes, de réseaux graphiques, de figures empruntées à un fonds mémoriel culturel, ses toiles proposent des surfaces dynamiques et vibratiles. Son travail se nourrit également des oeuvres de G. Bachelard et de C.G. Jung.

De 1988 à 1998, la Galerie du Centre présente régulièrement son travail à Paris ainsi que dans des foires internationales : Lineart Gand, Art Expo New York ou Stockholm Art Fair…

Depuis 1996, Béatrice Bescond vit et travaille à Vannes en Bretagne. Elle expose en France, en Allemagne, au Japon, à Taiwan, aux États-Unis (Art Expo, New York, Houston…). En 2011, elle participe à un échange culturel Paris-Texas puis en 2016, elle est invitée comme artiste en résidence au Kuandu Museum of Fine Arts à Taipei. En 2018, elle présente un ensemble d’œuvres autour du végétal au Musée des Beaux Arts, à Vannes. Son travail se concentre aujourd’hui sur l’arbre, un symbole majeur et universel, présent dans la mémoire de toutes les cultures.

Ses œuvres sont présentes dans différentes collections publiques et privées (FNAC, FDAC, Musée des Beaux Arts de Vannes, KdMoFA à Taipei, Fondation Colas, …).

Les peintures de Béatrice Bescond interrogent les mythes fondateurs et les figures archétypales dans des processus conjoints de figuration et de défiguration, d’apparition et de disparition, de présence et d’absence. Sa démarche découle à la fois de l’intuition et d’une réflexion sur l’histoire des représentations dans l’art.

Ses oeuvres labyrinthiques et profuses révèlent des univers foisonnants où tout se fond peu à peu dans la cadence des vibrations. Les formes s’interpénètrent, les contours se délitent, les surfaces se métamorphosent en flux de particules qui absorbent le regard et sollicitent l’imagination. Rien n’est fixe, à l’image du monde, instable et mouvant.

Véritables pièges du regard, ses grandes toiles présentent des espaces fluides dont la surdétermination perceptive de données sensibles active les fonctions projectives et imageantes chez le regardeur. Ainsi l’image tend à s’effacer au profit du seul mouvement qui convertit l’espace de l’œuvre en temps du regard. L’action de voir devient e-motio, c’est-à-dire un déplacement par participation et fusion.

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